Les Assurances, se protéger du risque

La base de l’assurance est l’aléa. L’aléa se définit comme un événement imprévisible pouvant être dommageable. Il découle de ceci que l’on ne peut pas assurer les événements passés. En revanche, les possibilités d’assurance sur les événements imprévisibles à venir sont très nombreuses et très variées : vie, santé, bien meuble, bien immeuble et mêmes jeux de hasard.

L’assurance est donc un service qui sera fourni si un événement aléatoire et incertain se produit : le risque. La compagnie d’assurance couvre généralement ce risque par une prestation financière.

Le contrat d’assurance permet d’établir les conditions d’application du service. Il est la base des droits et obligations établie entre l’assureur et l’assuré. Le contrat mentionne au minimum :

  • L’événement imprévisible (le risque)
  • La prestation que l’assureur devra rendre
  • Le montant de la cotisation ou de la prime que l’assuré s’engage à verser
  • L’intéressement. Il est exprimé négativement, et il stipule que ni l’assuré ni le ou les bénéficiaires ne doivent avoir un intérêt à ce que le risque se produise.

 

Les mécanismes des assurances

Techniquement, le contrat d’assurance constitue un transfert de risque entre l’assuré et l’assureur. L’assuré cède son risque à l’assureur en contrepartie d’une cotisation ou d’une prime. Dans le cas où une franchise est prévue au contrat, cela signifie qu’une partie du risque reste à la charge de l’assuré.

En contrepartie de la cotisation, ou de la prime l’assureur accepte le risque. Ce mécanisme ne diminue pas la probabilité de risque, mais procure à l’assuré une protection contre un événement imprévisible, qu’il n’a pas la possibilité de supporter financièrement seul.

Ceci permet à l’assuré de s’engager dans des activités dont le risque devient plus tolérable, en tenant compte des indemnités.

Les risques similaires sont mutualisés entre un grand nombre d’assurés par l’assureur. Grâce à sa maitrise statistique du risque, celui-ci est en mesure de mieux contrôler la volatilité totale des risques. En utilisant la loi des grands nombres, l’assureur arrive à savoir approximativement à combien s’élèvera le montant des futurs sinistres.

Pour l’assureur, il est important que l’événement assuré soit assez rare. De plus, il ne faut pas que le fait d’être assuré provoque une modification du comportement face aux risques des assurés, car de telles situations empêcheraient l’assureur d’équilibrer ses comptes.

En ce qui concerne les vols de véhicules, cambriolages, et accidents de moto, il s’agit de cas un peu particuliers, car en ce qui les concerne la question n’est pas de savoir si un événement imprévisible peut se produire, mais plus simplement quand il se produira ?